Carnet de voyage

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mercredi 23 septembre 2009

[Out Of Iceland] Mardi 15 septembre :

Réveillé par un rayon de soleil, on saute du lit pour faire le tour de l’hôtel en profitant de cette éclaircie qui dévoile les sommets des montagnes environnantes. Il reste un arc-en-ciel qui témoigne de la pluie de la veille. On prend un petit déjeuné consistant et on reprend la route pour refaire la F570 de la veille et espérer voir le sommet du Snaefellsjoküll…

Hélas l’éclaircie fut de courte durée, et à mesure que l’on se rapproche du glacier le temps se recouvre pour ressembler à celui de la veille en un peu plus clément, la traversée de la F570 se fait sans difficulté mais toujours dans le brouillard, pour voir le glacier il faudra revenir… on a beaucoup de route aujourd’hui, on veut rejoindre le « cercle d’or » qui regroupe plusieurs lieu très connu d’islande. On roule 3 ou 4heures pour arriver à Pingvellir. Ce lieu est très symbolique pour les islandais car c’est là que l’indépendance a été proclamé avec la formation de leur premier parlement. Il y a une cascade magnifique, Valérie en profite pour améliorer la technique qu’on appelle entre nous « le flou laiteux » donnant l’impression que l’eau n’est que du coton, et celle de la « goutte d’eau » qui au contraire consiste a prendre très rapidement l’image pour individualiser chaque goutte sur la photo.

On continue ensuite jusqu’à Geysir, petite ville qui a donné son nom au phénomène géothermique bien connu, les Geysers. En bordure de la ville plusieurs se trouvent là mais ne sont plus très actifs, ce sont des trous remplis d’eaux fumant, seul Strokkur est resté très actif avec une « explosion » toutes les 3 à 10 minutes et envoi l’eau jusqu’à 20 ou 30 mètres de hauts, une fois encore on prends de nombreux clichés, tout comme la dizaine de touristes appareil photo ou caméra à la main qui attendent sous le froid et la pluie la prochaine éruption. Autours de nombreuses petites failles laissent échapper des fumées formant un paysage insolite extraordinaire, du genre post-apocalyptique.a On fait route un peu plus loin vers Gullfoss, une autre cascade, en deux parties avec une chutes de 15 mètres suivies d’une de 30 mètres, que l’on peut approcher à quelques centimètres. S’il y a bien une chose qui ne perturbe pas les islandais c’est les distances de sécurités des lieux touristiques au bord des falaises !! A chaque fois on peut s’asseoir (dans mon cas) ou se tenir debout (pour Valérie) à quelques centimètres de falaises de plusieurs dizaines de mètres. Cela donne des photos exceptionnelles, mais aussi quelques angoisses. Un groupe de reportage est là, ils filment enregistrent et photographient les chutes, ils sont étonnant chacun avec un imperméable d’une couleur différente : rouge, jaune, bleu, vert !! impossible de les rater. Le soleil commence à se coucher (derrière les nuages et la pluie) on reprend donc la route pour trouver un hôtel.

On passe la nuit à Fludir dans un hôtel de la chaine Icelandic Hotel, tout ce qu’il y a de plus européen et sans cachet, mais avec un confort important après cette journée fatiguante.

lundi 14 septembre 2009

[Out Of Iceland] Lundi 14 septembre 2009 :

Eh voilà, 28 ans !! Le téléphone a déjà sonné à 5 heures du matin, ça doit être mamie et le décalage horaire est passé par là, il y a d’ailleurs un message sur le répondeur mais je n’arrive pas à l’écouter depuis l’étranger. On se lève tranquillement et on prend notre premier petit déjeuner : en islande le petit déjeuner est le principal repas de la journée, et un peu comme à l’américaine cela relève plus du brunch que du petit déjeuner que l’on connait. Au menu nombreux fruits, mais aussi du saumon fumé, et d’autres marinés que je n’arrive pas à reconnaitre, pour le reste c’est un traditionnel « continental breakfast » que l’on trouve dans de nombreux hotels. Ce matin ça sera donc « scrambled egg, bacon, orange juice et smoked salmon ».

On prend la route vers la péninsule du Snaefellsnes, la route n°1 est plutôt bonne, et la vitesse limité à 90km/h que je respecte scrupuleusement grâce au système cruise control de notre bolide. La météo est comme hier très couverte, avec de nombreux moments de pluies, cela ne s’améliore pas au fur à mesure que l’on approche de la péninsule, on ne voit même pas les sommets des montagnes. Heureusement la route est fort sympathique avec d’innombrables cascades donnant l’impression que l’ile n’est qu’une casserole qui déborde de toutes parts.

A notre arrivée sous la pluie battantes on pose nos affaires à Budir, ancien village dont il ne reste que son église noire, et l’ancien relais de poste transformé en hotel qui a la réputation d’être le plus beau du pays. De dehors 2 batiments blancs, rectangulaires posés à quelques dizaines de mètres de la plage. A l’intérieur un petit salon magique rappellant l’époque de jules vernes et des explorateurs, une longue vue en cuivre pointée sur l’horizon, des fauteuils confortables qui invitent à la discussion de projet d’excursion vers le volcan voisin, le Snaefellsjoküll, qui est recouvert parait-il d’un des plus beaux glaciers d’islande. C’est d’ailleurs le point de départ de Jules Vernes pour son Voyage au centre de la Terre. La réceptionniste nous déconseille la F570 qui est la route qui permet par temps clair de passer à proximité du sommet du Snaefellsjoküll, un peu déçu nous décidons de faire la route qui longe la côte. On passe par Ytri-tunga, où l’on peut voir des phoques, un vent d’une incroyable intensité nous nettoies les sinus, et au bout de quelques dizaines de mètres sur la plage on rebrousse chemin, les phoques ne sont pas là, probablements qu’ils ont trouvés refuge dans un endroit plus abrités. Toujous motivé on reprend notre route vers Arnarstapi pour se ravitailler en diesel, notre monstre consommant pas loin de 15L au 100km, et la peur de tomber en panne d’essence en pleine montagne on ravitaille dès que l’on croise une station.

Sur la route on croise un 4x4 plus gros que nous qui semble revenir de la F570, on en profite pour leur demander si la route est praticable, ils nous la déconseillent aussi en disant qu’eux voulait la faire mais devant les conditions météo ont fait demi-tour, mais il y aurait un autre chemin de l’autre coté du glacier pour y accéder et ce chemin serait peut etre moins exposé au vent. Enthousiaste de ne pas abandonner l’idée d’approcher ce lieu mythique on part pour cet autre accès.

On commence donc notre ascension en mode 4x4, le vent est assez violent, la pluie battante, mais l’envie étant plus forte on continue notre progression, plus on monte, plus la visibilité devient faible et la brume nous cache complètement la vue du sommet, de rares moments où le brouillard est moins intense nous dévoile des couleurs et un relief magnifique. On apperçoit des petites coulées de glaces qui proviennent surement du glacier, mais la visibilité ne nous permet pas de le voir. Notre route rejoint en fait la F570, que l’on emprunte pour redescendre, à la fois content d’avoir pu traverser notre première F-road (les routes F sont réservés aux 4x4, même pour certaines d’entre elles aux torleidis qui sont d’énormes 4x4 modifiés avec des pneus rappellant les « big foot » américains. L’Islande est un pays où les Rav4 sont les twingos des 4x4, et notre Santa Fé une voiture moyenne) et déçu d’être passé à coté du glacier sans avoir pu le contempler. On redescend vers l’hôtel pour un petit repas amélioré qui fera office d’anniversaire. La carte est savoureuse, je prend un plat de queues de langoustines, Valérie un plat à base d’aubergines cuisinées en petit puit. On se régale. Je suis heureux de passer pour la seconde année consécutive mon anniversaire à l’étranger, quoi de mieux que d’avoir une année de plus en découvrant de nouveaux lieux, de nouvelles populations, même si pour l’instant on a pas vu grand monde en Islande, la saison touristique se terminant il n’y a presque plus personnes dans les hôtels, les locaux sont peu nombreux et disséminés sur l’ile. C’est surtout un voyage avec nous même que l’on réalise.

dimanche 13 septembre 2009

[Out Of Iceland] Dimanche 13 septembre 2009

5h15 le réveil retenti de sa petite musique disco, c’est un réveil très matinal après une nuit très courte passée encore une fois à voir et revoir l’itinéraire prévu de ces vacances, sommes toutes assez peu organisée en dehors de l’hotel la première nuit d’arrivée. Je prend le métro direction gare de la Part-Dieu, je croise sur le quai un groupe de jeune imbibé d’alcool chantant des chansons paillardes au milieu des hommes, tirés à 4 épingles dans leur costumes sur le chemin du travail. Ca me rappelle la chanson de Bénabar sur les couches tard et lève tôt qui se croisent dans le premier métro. Mon TGV est à l’heure 6h59 pour une arrivée à 9h09 à Roissy, n’ayant jusqu’à cette année que très peu l’opportunité de prendre le train, je dois reconnaître que c’est plutôt pratique et confortable, je me suis levé environ 20 minutes après Valérie qui part de Toulouse, et on arrive en même temps à Roissy.

Je retrouve Valérie à 9h30, on se dirige vers le fameux Terminal 1 de Charles de Gaule avec son entrelacement de passerelles pour accéder aux salles d’embarquement. Notre vol sur Icelandair ne partant qu’à 14h15 nous prenons un petit repas dans l’aéroport après avoir été se ravitailler en paracetamol en prévision d’une éventuelle grippe A qui se déclarerai pendant nos vacances, et une recherche infructueuse de pansement anti-ampoules pour nos balades dans le Landmannalaugar. A bord de l’avion d’Icelandair l’aménagement est assez classe, tous les sièges sont en cuirs, avec des petites télé individuelles, sauf notre rang le 17 qui lui ne bénéficie pas de ces merveilles technologiques car il y a les issues de secours. De mon coté je suis ravi d’avoir plus de place pour les jambes j’avais même choisi exprès ces places pour cela, valérie regrette de ne pouvoir garder son sac à ses pieds et le met à regret dans les coffres à bagages au dessus, en se demandant qui pouvait bien choisir ces places peu pratiques !!

Arrivé à 15h30 : Keflavik, 11°, pluie battante. J’avais lu qu’en cette période la pluie était présente un jour sur deux, et dès nos premiers pas on est pas déçu du voyage. On cherche le loueur Bugdet chez qui j’ai réservé le plus petit 4x4 de la gamme pour une semaine, là une bonne surprise, il n’y en a plus de disponible on a donc un Hyundai Santa Fé 5 portes pour le même prix. On fait un premier tour de son état des lieux, de nombreux impact tout autour du bas des portieres, coffres, et capot, un impact sur le pare-brise et on part se réchauffer au Blue Lagoon, lieu recommandé par une ph de Valérie et décrit comme un lieu incontournable. Cette source chaude est connue pour son eau de couleur bleuté du fait des algues qui s’y trouvent, un aménagement digne des plus luxueux spa est amenagé pour en profiter au mieux. La différente entre l’extérieur (pluie, et température proche des 9°) et l’eau qui oscille entre 35 et plus de 40° par endroit est très agréable, on se délasse après les heures de trajets. On en profite pour s’appliquer un masque blanchatre de mineraux soit disant magique pour le teint et la peau. De nombreux touristes sont là, j’entend beaucoup d’anglais, mais aussi quelques asiatiques probablement du chinois, et devant le pot de crème pour la peau un groupe de français. On se promèneau gré des courants chauds et froids dans le Lagoon, je sors finalement chercher l’appareil photo pour immortaliser le lieu. C’est assez particulier d’avoir cette eau au milieu d’un paysage de roche volcanique, très noire, recouverte par endroit de mousse, mais sans qu’aucun autres végétaux n’ai réussi à trouver sa place. La nuit approchant on part pour Reykjavik chercher notre hotel vu océan arctique réservé pour la première soirée. La pluie ne s’arrête toujours pas, on ne voit pas le ciel, les aurores boréales ça ne sera pas pour ce soir. L’hotel est confortable, on programme notre parcours en regardant les cartes et on se couche fatigué du trajet et du réveil très matinal les 2 heures de décalages horaires en plus.