5h15 le réveil retenti de sa petite musique disco, c’est un réveil très matinal après une nuit très courte passée encore une fois à voir et revoir l’itinéraire prévu de ces vacances, sommes toutes assez peu organisée en dehors de l’hotel la première nuit d’arrivée. Je prend le métro direction gare de la Part-Dieu, je croise sur le quai un groupe de jeune imbibé d’alcool chantant des chansons paillardes au milieu des hommes, tirés à 4 épingles dans leur costumes sur le chemin du travail. Ca me rappelle la chanson de Bénabar sur les couches tard et lève tôt qui se croisent dans le premier métro. Mon TGV est à l’heure 6h59 pour une arrivée à 9h09 à Roissy, n’ayant jusqu’à cette année que très peu l’opportunité de prendre le train, je dois reconnaître que c’est plutôt pratique et confortable, je me suis levé environ 20 minutes après Valérie qui part de Toulouse, et on arrive en même temps à Roissy.

Je retrouve Valérie à 9h30, on se dirige vers le fameux Terminal 1 de Charles de Gaule avec son entrelacement de passerelles pour accéder aux salles d’embarquement. Notre vol sur Icelandair ne partant qu’à 14h15 nous prenons un petit repas dans l’aéroport après avoir été se ravitailler en paracetamol en prévision d’une éventuelle grippe A qui se déclarerai pendant nos vacances, et une recherche infructueuse de pansement anti-ampoules pour nos balades dans le Landmannalaugar. A bord de l’avion d’Icelandair l’aménagement est assez classe, tous les sièges sont en cuirs, avec des petites télé individuelles, sauf notre rang le 17 qui lui ne bénéficie pas de ces merveilles technologiques car il y a les issues de secours. De mon coté je suis ravi d’avoir plus de place pour les jambes j’avais même choisi exprès ces places pour cela, valérie regrette de ne pouvoir garder son sac à ses pieds et le met à regret dans les coffres à bagages au dessus, en se demandant qui pouvait bien choisir ces places peu pratiques !!

Arrivé à 15h30 : Keflavik, 11°, pluie battante. J’avais lu qu’en cette période la pluie était présente un jour sur deux, et dès nos premiers pas on est pas déçu du voyage. On cherche le loueur Bugdet chez qui j’ai réservé le plus petit 4x4 de la gamme pour une semaine, là une bonne surprise, il n’y en a plus de disponible on a donc un Hyundai Santa Fé 5 portes pour le même prix. On fait un premier tour de son état des lieux, de nombreux impact tout autour du bas des portieres, coffres, et capot, un impact sur le pare-brise et on part se réchauffer au Blue Lagoon, lieu recommandé par une ph de Valérie et décrit comme un lieu incontournable. Cette source chaude est connue pour son eau de couleur bleuté du fait des algues qui s’y trouvent, un aménagement digne des plus luxueux spa est amenagé pour en profiter au mieux. La différente entre l’extérieur (pluie, et température proche des 9°) et l’eau qui oscille entre 35 et plus de 40° par endroit est très agréable, on se délasse après les heures de trajets. On en profite pour s’appliquer un masque blanchatre de mineraux soit disant magique pour le teint et la peau. De nombreux touristes sont là, j’entend beaucoup d’anglais, mais aussi quelques asiatiques probablement du chinois, et devant le pot de crème pour la peau un groupe de français. On se promèneau gré des courants chauds et froids dans le Lagoon, je sors finalement chercher l’appareil photo pour immortaliser le lieu. C’est assez particulier d’avoir cette eau au milieu d’un paysage de roche volcanique, très noire, recouverte par endroit de mousse, mais sans qu’aucun autres végétaux n’ai réussi à trouver sa place. La nuit approchant on part pour Reykjavik chercher notre hotel vu océan arctique réservé pour la première soirée. La pluie ne s’arrête toujours pas, on ne voit pas le ciel, les aurores boréales ça ne sera pas pour ce soir. L’hotel est confortable, on programme notre parcours en regardant les cartes et on se couche fatigué du trajet et du réveil très matinal les 2 heures de décalages horaires en plus.