Réveillé par un rayon de soleil, on saute du lit pour faire le tour de l’hôtel en profitant de cette éclaircie qui dévoile les sommets des montagnes environnantes. Il reste un arc-en-ciel qui témoigne de la pluie de la veille. On prend un petit déjeuné consistant et on reprend la route pour refaire la F570 de la veille et espérer voir le sommet du Snaefellsjoküll…

Hélas l’éclaircie fut de courte durée, et à mesure que l’on se rapproche du glacier le temps se recouvre pour ressembler à celui de la veille en un peu plus clément, la traversée de la F570 se fait sans difficulté mais toujours dans le brouillard, pour voir le glacier il faudra revenir… on a beaucoup de route aujourd’hui, on veut rejoindre le « cercle d’or » qui regroupe plusieurs lieu très connu d’islande. On roule 3 ou 4heures pour arriver à Pingvellir. Ce lieu est très symbolique pour les islandais car c’est là que l’indépendance a été proclamé avec la formation de leur premier parlement. Il y a une cascade magnifique, Valérie en profite pour améliorer la technique qu’on appelle entre nous « le flou laiteux » donnant l’impression que l’eau n’est que du coton, et celle de la « goutte d’eau » qui au contraire consiste a prendre très rapidement l’image pour individualiser chaque goutte sur la photo.

On continue ensuite jusqu’à Geysir, petite ville qui a donné son nom au phénomène géothermique bien connu, les Geysers. En bordure de la ville plusieurs se trouvent là mais ne sont plus très actifs, ce sont des trous remplis d’eaux fumant, seul Strokkur est resté très actif avec une « explosion » toutes les 3 à 10 minutes et envoi l’eau jusqu’à 20 ou 30 mètres de hauts, une fois encore on prends de nombreux clichés, tout comme la dizaine de touristes appareil photo ou caméra à la main qui attendent sous le froid et la pluie la prochaine éruption. Autours de nombreuses petites failles laissent échapper des fumées formant un paysage insolite extraordinaire, du genre post-apocalyptique.a On fait route un peu plus loin vers Gullfoss, une autre cascade, en deux parties avec une chutes de 15 mètres suivies d’une de 30 mètres, que l’on peut approcher à quelques centimètres. S’il y a bien une chose qui ne perturbe pas les islandais c’est les distances de sécurités des lieux touristiques au bord des falaises !! A chaque fois on peut s’asseoir (dans mon cas) ou se tenir debout (pour Valérie) à quelques centimètres de falaises de plusieurs dizaines de mètres. Cela donne des photos exceptionnelles, mais aussi quelques angoisses. Un groupe de reportage est là, ils filment enregistrent et photographient les chutes, ils sont étonnant chacun avec un imperméable d’une couleur différente : rouge, jaune, bleu, vert !! impossible de les rater. Le soleil commence à se coucher (derrière les nuages et la pluie) on reprend donc la route pour trouver un hôtel.

On passe la nuit à Fludir dans un hôtel de la chaine Icelandic Hotel, tout ce qu’il y a de plus européen et sans cachet, mais avec un confort important après cette journée fatiguante.